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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 04:53

Composition-final--800x800-FRALIB : REPONSES A Mr. WITVOËT

Nous avons pris connaissance des dernières déclarations du PDG d’UNILEVER France qui avait convoqué les journalistes en conférence de presse hier matin à PARIS.

 

1) Soyons clairs d’entrée. « Non, Messieurs les actionnaires d’UNILEVER, la France n’est pas une colonie bananière ». La France n’est pas dirigée par le PDG d’UNILEVER.
Pour information, les élections présidentielles et législatives ont eu lieu il y a peu… De nombreux élus du peuple français soutiennent notre juste combat pour l’emploi et le développement industriel. Les coquins et les copains d’UNILEVER à qui l’on pouvait demander service, ont été remerciés, dont le premier de cordée Sarkozy. Les temps changent…
Ainsi le PDG prétend-il que le débat est clos, alors qu’il n’y a jamais eu ouverture de réelles discussions et encore moins de négociations entre les organisations syndicales, représentant les salariés de Fralib, le groupe UNILEVER et l’ensemble des acteurs concernés par notre dossier, notamment les pouvoirs publics, les collectivités territoriales et les éventuels partenaires.
Le câble est un peu gros… Mr Witvoët.


2) Le PDG parle de mettre sur la table généreusement 12 M€ pour contribuer au projet porté par les salariés tout en continuant à affirmer qu’il n’est pas viable.
Le même jour, le club de football de la capitale annonce le recrutement d’un joueur dont le salaire s’élèvera à 14 M€ net d’impôts. La nouvelle à sensation de Mr Witvoët accouche d’une souris, d’autant que l’on connaît parfaitement les profits accumulés par le groupe.
Le PDG fait cette annonce alors qu’il sait parfaitement que la contribution d’UNILEVER pour la concrétisation de notre projet et dans l’assurance de sa pérennité doit se faire en prenant en compte nos propositions sérieuses élaborées dans le groupe de travail issu de la première table ronde tenue en Préfecture le 1er juin.
Celles-ci ont obtenu le soutien des collectivités territoriales, des pouvoirs publics et du Ministre du Redressement productif.
Ces propositions contiennent à la fois des dispositions financières, mais aussi l’obtention de la marque Thé Eléphant qui appartient aux salariés, à la région, à la nation, et des volumes nécessaires au démarrage de l’activité.


3) Il affirme que les 12 M€ comprennent les machines dont la valeur actuelle serait de 7 M€ qu’il cédera pour 1 € symbolique.
Il explique que les 5 M€ restant seraient versés au titre des indemnités transactionnelles sous condition que les salariés renoncent aux actions en justice.
Ce qui est une scandaleuse opération de dévoiement de dispositions sociales et une misérable tentative de culpabilisation des salariés en lutte.
Nous ne céderons pas à ces petits jeux, qui démontrent le manque de hauteur de ceux qui dirigent le groupe UNILEVER.
Soyons précis, il propose une transaction à hauteur de 65 000 € par salarié en lutte depuis 660 jours pour conserver leur emploi. En novembre 2011, des salariés ont signé des transactions à hauteur de 90 000 € sous pression d’UNILEVER en contrepartie de leur renoncement à leur réintégration suite à la décision de la Cour d’appel d’AIX en PROVENCE qui a cassé le 2ème PSE.
Dans une situation sociale si tendue, le PDG fait semblant de se poser la question de savoir si les salariés sont prêts à investir ces sommes dans leur projet. Au-delà de la morgue d’une telle interrogation, on ne peut plus mal venue pour l’un de ceux qui n’ont aucune difficulté de fin de mois, le PDG sait fort bien que notre projet contient un objectif de 5 M€ de fonds de roulement, constituant l’apport des salariés qui doit provenir de la somme améliorée que devra verser UNILEVER aux salariés qui créent leur propre emploi. Ce dispositif est prévu dans le PSE, que nous nous sommes toujours refusé de négocier en tant que Plan de Sabordage de l’Emploi.


4) Pour clarification, il est de notre devoir d’expliquer à Mr Witvoët que 12 M€ - 1€ symbolique font 11 Millions 999 999 € et non 5 M€.
Nous devons rappeler que la cession des machines n’est pas un geste nouveau. Depuis l’annonce de la fermeture (septembre 2010) UNILEVER a toujours affirmé qu’il céderait les machines excepté un très petit nombre d’entre elles à une solution de reprise du site.
Il s’agit là, tout simplement pour nous, d’une première concrétisation des obligations d’UNILEVER pour assumer les responsabilités qu’il porte dans la casse industrielle, le chômage et la précarisation des salariés.


5) La conférence de presse d’hier de Mr Witvoët est un signe de fébrilité du groupe.
Ce n’est pas par des déclarations péremptoires, cyniques ou visant à tronquer nos propositions que les problèmes se règleront.
Mais si toutefois le message que voulait faire passer le PDG d’UNILEVER était d’annoncer que le groupe est enfin disposé à négocier les conditions du maintien de l’activité industrielle et des emplois, nous sommes, comme nous l’avons toujours dit depuis 661 jours, disponibles à tout moment pour construire une solution alternative dans le cadre de la table ronde qui se poursuit à partir des 3 dimensions précises et solidaires définies lors de la rencontre avec Arnaud MONTEBOURG, Ministre du Redressement productif.
Ce processus intègre, en plus des représentants des salariés et du groupe UNILEVER, la CUM, les collectivités territoriales, les pouvoirs publics, les partenaires potentiels qui s’affirment.
Tout escamotage est nuisible à la construction d’une solution alternative pérenne.

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